Se sentir seul n’est pas un échec personnel
La solitude ne tient pas au nombre de gens autour de soi. Ce qu'elle est vraiment, pourquoi elle s'installe, et ce qui aide.
Notre raison d’être
On peut traverser une journée entière sans prononcer plus de quelques mots à voix haute. Covmod est né de ce constat, et des limites que nous nous imposons pour y répondre honnêtement.
Covmod n'est pas né d'une étude de marché sur la solitude. Il est né d'une observation banale : beaucoup de gens traversent des journées entières sans prononcer plus de quelques dizaines de mots à voix haute. Ils écrivent, ils réagissent, ils commentent, mais ils ne parlent à personne.
Ce n'est pas la même chose que d'être isolé. On peut vivre entouré et n'avoir aucun moment où quelqu'un écoute vraiment. Inversement, quelqu'un qui vit seul mais dont les quelques liens sont solides ne ressent pas ce manque. Ce qui pèse n'est pas le nombre de personnes autour de soi : c'est l'absence d'échanges où l'on peut poser ce qu'on a sur le cœur sans le calibrer.
Et plus le silence dure, plus le premier échange coûte cher. On perd l'habitude, les mots viennent moins vite, on repousse. C'est un mécanisme, pas un défaut de caractère.
Il existe déjà beaucoup d'applications de compagnie. Presque toutes fonctionnent par écrit, et uniquement par écrit. On y échange des messages, on choisit ses mots, on répond quand on veut, on montre sa meilleure version.
C'est confortable, et c'est là que ça s'arrête. Un message se compose ; une phrase dite ne se reprend pas. La voix engage le souffle, le rythme, le volume, les hésitations. Elle se passe au même moment pour les deux personnes, alors qu'un échange écrit n'existe jamais vraiment en même temps pour l'une et pour l'autre.
C'est pour cette raison que Covmod est un service qu'on appelle : pas d'application à installer, pas de profil à remplir. Un numéro, une sonnerie, une voix. C'est l'essentiel de ce que nous faisons, et c'est ce qui décide de tout le reste.
L'expression est usée, alors précisons ce qu'elle recouvre ici. Écouter, ce n'est pas se taire en attendant son tour. C'est relancer sur ce qui vient d'être dit, se souvenir de ce qui a été raconté la fois d'avant, et laisser finir les phrases.
Et c'est vous qui choisissez le profil avant de composer, au lieu de tomber sur la première voix libre d'un standard.
La question mérite d'être posée franchement, puisqu'un ami vaudra toujours mieux. Parler à quelqu'un qui ne vous connaît pas apporte trois choses qu'un proche ne peut pas apporter, et c'est tout.
Elle est là quand vous l'êtes. Les moments creux tombent rarement aux heures ouvrables. À trois heures du matin, vous ne réveillez personne et vous ne dérangez pas : c'est son horaire de travail, pas sa nuit.
Elle ne vous connaît pas. Vous pouvez répéter la même chose, hésiter, dire les choses de travers, revenir sur un sujet que vous avez déjà usé. Rien ne circulera ensuite dans votre entourage, et rien ne se retournera contre vous à un dîner de famille.
Vous ne lui devez rien. Avec un proche, on ménage, on ne veut pas peser, on choisit ses moments. Ici, la relation est claire des deux côtés : vous payez à la minute, elle décroche, personne ne contracte de dette.
Un service qui prétend soigner l'isolement mentirait, et il abuserait de gens qui vont mal. Voici les limites que nous nous imposons et que nous n'avons pas l'intention de déplacer.
Si le mal-être s'installe, s'accompagne de troubles du sommeil, d'un épuisement qui ne cède pas ou de pensées noires, la bonne porte n'est pas un service payant. Un médecin généraliste est un bon point de départ. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, est gratuit, confidentiel et ouvert en permanence. SOS Amitié et les Petits Frères des Pauvres proposent une écoute anonyme assurée par des bénévoles formés.
Covmod s'adresse à quelqu'un qui veut entendre une voix ce soir, se remettre à parler après une longue période de silence, s'entraîner à l'oral avant un rendez-vous qui compte, ou simplement passer un moment agréable sans avoir à le justifier.
Il ne s'adresse pas à quelqu'un qui cherche une rencontre physique (il n'y en aura pas) ni à quelqu'un qui traverse une détresse et a besoin d'un professionnel. Dans les deux cas, nous préférons le dire tout de suite plutôt qu'encaisser un appel.
Un service qu'on peut recommander sans se justifier. Cela suppose trois choses : que la conversation soit réellement bonne, que le prix soit lisible avant l'appel et non après, et qu'on n'ait jamais à cacher ce qu'est le produit.
C'est pour cela que le tarif est unique et affiché partout, qu'aucun abonnement ne se reconduit et qu'il n'y a pas de compte à créer pour essayer. Un service de compagnie qui a besoin d'opacité pour fonctionner n'a pas grand-chose à offrir.
4 hôtesses au catalogue, 24 h/24
Appeler maintenantOu composez08 95 23 40 39
Les hôtesses du catalogue
Questions fréquentes
Non. Covmod est un service de conversation, à finalité de compagnie et de divertissement. Une ligne d'écoute repose sur des bénévoles formés et reste gratuite, c'est un métier différent. Pour cela, adressez-vous au 3114, à SOS Amitié ou aux Petits Frères des Pauvres.
Entendre une voix et se remettre à parler aide sur le moment, et ce n'est pas rien quand on n'a parlé à personne de la journée. Mais aucun service, Covmod compris, ne peut prétendre régler l'isolement : ce serait faux. C'est un point de départ, à condition de savoir que c'en est un.
Parce que l'écrit et la voix ne produisent pas le même effet. Un message se relit et se corrige ; une phrase dite ne se reprend pas. La voix engage le souffle et le rythme, et la conversation existe au même moment pour les deux personnes.
Pas au téléphone : aucun historique de vos conversations n'est tenu, et la personne qui répond sous un profil peut changer d'un appel à l'autre. Chaque appel repart donc de zéro, ce qui veut aussi dire que rien de ce que vous avez dit ne vous suit.
Ni l'un ni l'autre : pas d'inscription, pas de carte bancaire. Le tarif est de 0,50 € la minute, identique pour toutes les hôtesses, facturé à la seconde par votre opérateur et sans engagement.
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